Les prix de l’immobilier parisien explosent, mais le marché locatif privé est loin d’être en plein boom

Publié le 15 Mars 2018

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Les prix de l’immobilier parisien explosent, mais le marché locatif privé est loin d’être en plein boom

Le marché de l’acquisition immobilière a atteint des sommets records au cours de 2017. Ce sont presque un million de ventes qui ont été conclues et le prix du mètre carrez a dépassé les 9000e en petite couronne, le tout grâce à une abondance de demande, poussée par les prêts à taux bas, face à un stock restreint.

Ces données laissent penser que la santé de l’immobilier parisien est à son meilleur. Pourtant, le marché locatif privé se dégrade de trimestre en trimestre. Depuis 5 ans, il connaît une véritable récession.

 

Entre 2015 et 2017, on observe une baisse de 7,8% de baux signés. Depuis 2013, l’inflation évolue plus vite que les loyers. En effet, celle-ci a évolué de 0,6% en 4 ans, alors qu’eux n’ont progressé que de 0,3%. À cela s’ajoute une diminution des travaux de restauration et d’entretien entrepris par les propriétaires bailleurs. En 2017, cet effort d’amélioration était estimé à 14,3% alors qu’il s’élevait à 21,9% depuis 1998. À Paris, les relocations effectuées sans travaux ont vu les loyers baisser de -5,5%. Or, lorsque les travaux de rafraichissement étaient effectués, les loy- ers stagnaient ou montaient de 10% en cas de gros oeuvre. Enfin, un quatrième facteur intervient : la durée de vacance locative. Mesurée par Clameur, elle était 5% au-dessus de la moyenne depuis 1998 également, mais elle a légèrement reculé en 2017.

 

En ce début d’année 2018, on observe une activité en légère hausse, cependant le rythme de croissance des loyers est à relativiser puisqu’il est de +0,8% contre une hausse d’inflation à

+1,3%.

 

De ce fait, la loi logement 2018 qui vise à encadrer les loyers est difficilement compréhensible du point du vue des bailleurs.

 

On peut donc se demander si l’on se diriger vers un effondrement du secteur locatif privé. En effet, les investisseurs peuvent être tentés de revendre en masse plutôt que de louer, puisque la léglisla- tion les contraint et que la fiscalité ne leur est pas favorable. La location est donc moins rentable que l’achat. Aujourd’hui, 5,8 millions des logements, et 20% du parc des résidences principales, provient du secteur locatif privé. À moyen-terme, il est envisageable que les propriétaires-bailleurs se désengagent, ce qui entrainera également la dégradation du patrimoine immobilier, faute de travaux d’entretien.

 

Les acteurs du secteur n’ont pas fait remonter la situation auprès des pouvoirs publics sur l’intérêt d’inciter au lieu de sanctionner afin de remotiver les propriétaires bailleurs. C’est aussi un résultat direct du gouvernement Macron, qui avait annoncé vouloir lutter contre la rente immobilière. La série de mesures qui oeuvrent dans ce sens ne vont donc pas à l’endroit des propriétaires bailleurs.

 

Si vous êtes propriétaire bailleur, vous pouvez vous présenter à l’agence Guy Hoquet du 14e arrondissement, 164 rue d’Alésia, afin de profiter de nos conseils et de notre expertise.

 

 

 

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